Culture | Val-de-Marne | 13/01
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Sons d’hiver 2023 : le festival de jazz du Val-de-Marne défend la générosité du live, et un peu plus

Sons d’hiver 2023 : le festival de jazz du Val-de-Marne défend la générosité du live, et un peu plus © Pierre de Champs

Après quelques années perturbées par la crise sanitaire, entre confinements et artistes annulés, Sons d’hiver 2023 revient pleinement en salle du 27 janvier au 18 février, avec une programmation qui ne renie pas sa prédilection pour le jazz afro-américain tout en s’ouvrant aux musiques du monde, contemporaines, hip-hop, électroniques, mariant figures tutélaires et nouvelles pépites. Résolument live, le festival a aussi réussi à s’emparer du numérique pour approfondir l’expérience, et non la singer.

Top départ au Kremlin-Bicêtre vendredi 27 janvier au soir avec l’immense Amina Claudine Myers. Toujours à l’affiche à 80 ans, cette pianiste, organiste et chanteuse de free jazz, s’offrira en trio avec Jerome Harris à la basse et Thurman Barker à la batterie. En première partie, Damon Locks et son Black Monument Ensemble, embarquent avec enthousiasme dans le post-Gospel, mêlant live et samples grâce à trois chanteuses Monique Golding, Tramaine Parker et Erica Rene, et trois instrumentistes : Arif Smith aux percussions, Dana Hall à la batterie et Angel Bat Dawid à la clarinette et chant.

Cette édition qui réunira 160 musiciens et musiciennes autour de 30 concerts, sera notamment l’occasion de mieux connaître le percussionniste Sonny Troupé. Invité en résidence d’artiste pendant une dizaine de jours, l’artiste guadeloupéen est spécialiste du Gwoka, genre musical de son île, né pendant la période d’esclavage et pratiqué avec le tambour Ka. Sonny Troupé donnera deux concerts ainsi que des masterclass dans un conservatoire et un collège d’Ivry-sur-Seine et sera également à Paris pour un temps d’échange. Pour pénétrer en profondeur dans son univers, le festival a complété cette résidence d’une série de podcasts commandés à la journaliste de Radio Nova, Jeanne Lacaille. Réalisés en Guadeloupe, ils seront disponibles sur la plate-forme, site internet qui prolonge la programmation live du festival.

“Nous voulions aller sur le numérique sans faire du streaming, explique Fabien Simon, directeur artistique du festival. Nous avons donc décidé de créer un espace complémentaire et non concurrent, pour approfondir les thématiques.” Avec des productions originales comme cette promenade dans le monde de Sonny Troupé, mais aussi une série d’entretiens avec les artistes, les invitant à évoquer leurs influences et les œuvres qui ont bouleversé leur vie, Sons d’hiver réussit ainsi à faire du numérique un complément réjouissant pour encore mieux profiter des concerts, et surtout pas les remplacer.

Ancré dans le Val-de-Marne, malgré quelques incursions à Paris, Sons d’hiver donne aussi voix au territoire sur sa plate-forme grâce à une série originale, également produite à son initiative. “Nous avons demandé une cartographie du territoire à deux musiciens improvisateurs qui ont fait un travail in situ”, explique Fabien Simon. Une série de performances menées par l’accordéoniste Emilie Škrijelj et le percussionniste Tom Malmendier dans différents lieux du Val-de-Marne, du parc des Lilas de Vitry-sur-Seine à la forêt Notre Dame du plateau briard, en passant par le chantier des Roses, à L’Haÿ, où l’on voit une grue lever imperturbablement des mètres cubes de terre au rythme des musiciens improvisateurs.

© DR

Programme complet et réservations (compter de 9 à 20 euros le concert, tarifs dégressifs si plusieurs spectacles)

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