Élections | Seine-Saint-Denis | 06/06
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Européennes 2024 en Seine-Saint-Denis : une élue de Montreuil et un cadre bancaire sur la liste du Parti animaliste

Européennes 2024 en Seine-Saint-Denis : une élue de Montreuil et un cadre bancaire sur la liste du Parti animaliste

Leurs profils sont, a priori, radicalement différents : Catherine Dehay a fondé il y a 35 ans une association pour les chats des rues à Montreuil, ville dont elle est adjointe au maire depuis 2020. Jérôme Hirigoyen est un cadre du secteur bancaire. Mais, tous deux militent pour la cause animale et se présentent sur la liste de Hélène Thouy du Parti animaliste aux élections européennes.

Derrière la cause animale, il y a tout un système économique et sociétal à revoir, expliquent en substance les militants du parti animaliste. “Notre parti est transpartisan. Il rassemble aussi des gens de droite”, fait savoir Catherine Dehay, qui, elle, se positionne plutôt à gauche. “Je suis contre la propriété du vivant et contre les discriminations d’une manière général. Pourquoi se bat-on pour les droits des enfants, des réfugiés, des SDF, des femmes ? Quand on accepte ce que subissent les animaux, c’est parce que l’on ne les considère pas pour ce qu’ils sont, mais pour leur utilité. J’aimerais tout autant qu’il n’y ait pas de parti animaliste ni de Restos du cœur”, affirme-t-elle.

À 64 ans, Catherine Dehay voit sa candidature aux élections européennes un peu comme la suite logique de son parcours professionnel et politique. “Je suis végétarienne depuis mon adolescence“, se remémorant “une époque où on abattait les phoques à coups de massue“. “J’ai fondé il y a 35 ans l’association des chats des rue à Montreuil où je suis investie en politique depuis 2020 et le maire [ndlr, Patrice Bessac(PCF)] m’a confié le mandat d’adjointe déléguée aux parcs, à la nature et à l’animal en ville, à la végétalisation et aux jardins citoyens“, poursuit-elle. Pour elle, “c’est au Parlement européen que l’on peut changer les choses“, la mère des batailles dans ce scrutin étant la réforme de la PAC (politique agricole commune) “qui ne satisfait ni les agriculteurs qui sont essentiellement subventionnés pour leur travail sans pouvoir vraiment en vivre, ni les consommateurs. On paye des sommes folles en intrants et en engrais pour alimenter un système de production intensif et industriel qui est déconnecté des attentes des gens“, argumente-t-elle.

De son côté, Jérôme Hirigoyen, habitant de Saint-Ouen, a eu le déclic de l’engagement militant aux côtés de son chien, Titos, un compagnon de vie, mort il y a tout juste un mois. “Je me suis rendu compte que tous les animaux n’avaient pas cette chance d’être choyé et que la condition animale reflète des problèmes sociaux plus larges. Au-delà de la considération que l’on peut apporter à un animal, ce sont aussi des enjeux culturels et de santé : manger trop de viande a plus de probabilités de provoquer le cancer par exemple“, souligne-t-il, mettant également en cause la PAC. “Je travaille dans le domaine de la responsabilité sociale d’une banque, je vérifie que l’on ne finance pas du greenwashing par exemple, donc je suis en accord avec mon engagement“, explique-t-il. À 44 ans, il participe à sa troisième campagne électorale, après les élections législatives de 2017 et celle de 2022.

Pour tous deux, l’objectif est d’envoyer 25 eurodéputés européens au Parlement européen pour peser dans le débat politique. Le 1er juin, le meeting du Parti animaliste à Montreuil a réuni près de 400 personnes et quatre députés européens ont fait le déplacement.

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