Culture | | 31/01
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À Saint-Denis, le cinéma l’Écran fait son festival

À Saint-Denis, le cinéma l’Écran fait son festival © Regards satellites

Plus de fil thématique conducteur, mais une programmation riche en diversité : le cinéma l’Ecran de Saint-Denis confirme cette année la transformation des anciennes Journées cinématographiques dionysiennes. Place à la 3ème édition du festival Regards Satellites qui fait la part belle au Brésil et à trois cinéastes ancrés dans leurs quartiers. L’occasion aussi de faire des découvertes jusqu’au 9 février avec plusieurs avant-premières et rencontres. 

Né d’une nécessité de réinvention et d’un désir d’exploration, le festival Regards Satellites s’affirme comme un espace de résistance et de redécouverte“, résume Laurent Callonnec, le directeur du festival regards satellites et du cinéma l’écran de saint-denis, pour présenter la 3ème édition du festival Regards satellites. La nouvelle appellation a pris relais des “Journées cinématographiques dionysiennes”, créées en 2001 par Armand Badeyan.

Cinéma engagé

Mais, la philosophie reste au fond la même en proposant des œuvres que l’on verra rarement ailleurs. “Il conserve leur ambition d’un cinéma engagé tout en ouvrant de nouvelles perspectives sur les luttes sociétales, les cinématographies minoritaires et les approches inclusives“, signale Laurent Callonnec. Surtout, le festival du cinéma L’Écran reste un espace de rencontres entre spectateurs, réalisateurs et artistes. 

“Périphéries brésiliennes” à l’honneur

Lancé le 29 janvier, la programmation s’intensifie ce week-end avec le film brésilien Branco sai, presto fica (“Les Blancs, sortez, les Noirs, restez” (1h33 en VOSTF), une histoire qui se déroule à Ceilândia, ville satellite de Brasília. Elle sera présentée par son réalisateur Adirley Queiros ce vendredi à 20h30. En cette année du Brésil en France, le festival consacre, en effet, un focus particulier aux “périphéries brésiliennes” et a aussi fait venir d’outre-atlantique Joana Pimenta. La cinéaste portugaise installée à Ceilândia depuis 2016, se prêtera à un débat après la projection de deux des ses courts-métrages, dimanche à 14h30. Une troisième figure de ce cinéma brésilien, Lincoln Périclès, sera aussi dans la salle samedi pour échanger sur ses courts-métrages et son film Filme de avorto (“Film d’avortement, 1h03 en VOSTF). 

Vote du public

Pour la première fois, le festival lance cette année une compétition dédiée à l’émergence. Le public peut ainsi voter en scannant les QR codes du programme ou en ligne. Huit premiers ou deuxièmes longs métrages de cinéastes internationaux, issus de productions indépendantes, sont en compétition. Des œuvres qui “ouvrent des perspectives inédites et offrent une bouffée d’air frais“, “face à une standardisation des images”, souligne Laurent Callonnec. Parmi elles, “Under the volcano”, film polonais de Damian Kocur, sur une famille ukrainienne en vacances au pied du mont Teide, à Tenerife, que l’invasion de leur pays par la Russie transforme en réfugiés (à voir samedi à 20h30). Ou encore “Wet Monday”, de la réalisatrice polonaise Justyna Mytnik, qui raconte l’histoire d’une adolescente face au traumatisme d’une agression (à voir dimanche à 14h15). La réalisatrice espagnole María Trénor fera aussi le déplacement dimanche, pour parler de son premier long métrage d’animation, Rock Bottom, comédie musicale hommage à Robert Wyatt alliant narration onirique. 

Ciné relax pour les enfants

La programmation dans le cadre de ce festival n’oublie pas non plus le jeune public avec Slocum et moi de Jean-François Laguionie (1h16) vendredi à 14h00 et samedi à 11h00 et la projection de Sherlock Junior de Buster Keaton (1924, 45 minutes), ce samedi à 14h30, qui sera précédé d’un numéro de cirque d’Axel Marino, apprenti de l’Académie Fratellini. Il faudra attendre en revanche le 9 février pour l’avant-première de Holà Frida, d’André Kadi et Karine Vézina (1h15), long métrage d’animation en compétition dans la sélection du festival ciné-junior. 

Sarah Maldoror

De nombreux autres films sont à découvrir la semaine prochaine comme Toxicologies de la réalisatrice lituanienne Saul Bliuvaté, ou Fogo L’île de feu, de Sarah Maldoror, cinéaste militante décédée en 2020 qui vécut près de 50 ans à Saint-Denis, à laquelle Regards satellites rend hommage mercredi prochain

Voir le programme complet

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