Des “Fleurs de guerre”, qui témoignent de la résilience de la nature après un conflit comme 14-18, tel est le thème de l’exposition de la plasticienne 1011, en écho à des archives collectées par Albert Kahn après la Première Guerre mondiale. A voir du 4 novembre au 15 mars 2026.
Pour la quatrième édition de sa résidence de création, le musée départemental Albert-Kahn a invité la plasticienne 1011 à investir la salle des Plaques. L’artiste y a travaillé plus de quatre mois autour des Archives de la Planète, constituées en grande partie d’images réalisées dans les régions touchées par la Première Guerre mondiale, et collectées par Albert Kahn (1860-1940), banquier philanthrope pacifiste, qui voyait dans cette documentation un moyen de constituer une mémoire utile à la prévention des conflits futurs.Face à ces documents, l’artiste 1011, elle, a développé une réflexion sur la reprise de la végétation après la guerre mais aussi les cicatrices qui perdurent.
Née en 1970 en Bretagne, formée en arts plastiques à l’Université de Rennes, 1011 a travaillé trente ans au musée de Grenoble. Elle y a dirigé l’atelier des enfants et développé la médiation pour le public handicapé visuel. Elle se consacre aujourd’hui au dessin et est actuellement en résidence au Muséum national d’Histoire naturelle. Ses œuvres interrogent la disparition des espèces et la relation entre image et savoir.
Plantes obsidionales
Avec les autochromes des Archives de la Planète 1011 a ainsi découvert la notion de plantes obsidionales, ou “polémoflore”, terme issu du grec pólemos (guerre). La botanique désigne ainsi les végétaux transportés par les mouvements de population et par les armées. L’artiste, qui travaille sur ce qui disparaît, entreprend de dessiner un inventaire de ces plantes en relation avec les autochromes de 1914-1918 conservés au musée. L’expositionpropose ainsi une lecture de la résilience végétale dans un contexte de crise du vivant.
Crayons de couleur de l’enfance
Pour ce travail, 1011 a utilisé le crayon de couleur, notamment car il est souvent associé à l’enfance et crée une relation immédiate avec le regardeur, et travaillé sur des grands formats, obligeant à un temps de réalisation assez long.
Plusieurs rendez-vous accompagnent Fleurs de guerre. Des visites et ateliers familiaux sont prévus les 7 décembre, 1er février et 25 février. et lors de la journée de clôture du 15 mars.
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