“Considérez-vous compatible avec les valeurs de votre municipalité que des élu·es se présentent ou témoignent dans un procès pour viols en soutien à celui qui est désormais reconnu coupable ?” Telle est la question qu’a posé Mélissandre dans une lettre ouverte au maire d’Ivry-sur-Seine publiée en pleine semaine de la lutte contre les violences envers les femmes. Depuis, trois des élus concernés ont démissionné, le quatrième, le 1er adjoint, s’est vu retirer sa délégation.
Le 7 novembre, Jalys, ancien militant des Jeunes communistes, a été reconnu coupable du viol de deux jeunes femmes. Pour l’une des victimes, Mélissandre, c’est la conclusion d’une plainte déposée en 2018, en même temps que se libérait la parole sur les agressions sexuelles au sein du mouvement politique de jeunesse. Les faits s’étaient produits en 2016 lors d’un camp d’été. Pour Mélissandre, cette issue judiciaire ne pourra toutefois suffire à lui rendre justice. Car, au traumatisme initial, s’est ajouté celui de constater le soutien d’élus d’Ivry-sur-Seine à son violeur, notamment durant le procès. Alors que le verdict a été rendu, l’ancienne militante a donc décidé de dénoncer publiquement, en son nom propre, la situation, écrivant une lettre ouverte au maire, publiée sur les réseaux sociaux.
“La présence de plusieurs élu·es de votre municipalité lors de ce procès n’était pas un fait isolé : elle est
l’aboutissement de sept longues années de soutien public à notre violeur, rappelle d’abord la jeune femme, alors que le violeur est apparu sur des photos de manifestations publiques, aux côtés d’élus de la ville. Ce procès constitue le point d’orgue de cette stratégie de protection, avec pour conséquence directe de nous exclure socialement, politiquement et de légitimer, aux yeux du public, l’impunité de l’agresseur.”
Quatre élus de la ville présents au procès, en soutien à l’accusé
Lors de ce procès, quatre élus de la ville étaient présents : le premier adjoint, Romain Marchand, n’a pas témoigné mais était présent dans la salle, “pour soutenir l’accusé”, dénonce Mélissandre. L’adjointe Sarah Misslin, elle, est venue témoigner “en faveur de l’accusé”. Un autre conseiller municipal, Mehdi Mokrani, était entendu comme témoin de moralité, et une quatrième élue, Séverine Peter, était dans la salle.
“Que madame Misslin, l’adjointe en charge de la prévention de la délinquance et de la tranquillité publique, ancienne cheffe de projet dans une association de défense des droits des femmes, témoigne contre deux victimes de viols, allant jusqu’à expliquer qu’il y a de vrais victimes et de fausses victimes, est un fait extrêmement grave. Entendre une élue de la République prononcer ces mots était tout simplement insoutenable psychologiquement, au point de devoir quitter la salle d’audience. Pour moi, pour l’autre victime, et pour toutes celles qui ont vécu ou vivent encore des violences sexuelles, ce soutien public à un accusé, aujourd’hui reconnu coupable, a été une violence supplémentaire. Il a ravivé les mécanismes que nous avons subis dans le milieu militant : l’entre-soi, les alliances masculines, l’omerta, et la protection des agresseurs au détriment des victimes”, témoigne Mélissandre, dénonçant un “fossé” entre les prises de position publiques de la ville, très engagée contre les violences envers les femmes, et “les pratiques réelles” de certains élus.
“Je n’ai jamais dit qu’il y a de vraies victimes et de fausses victimes, dément Sarah Misslin. Je suis incapable de le penser dans mon engagement féministe.” L’ex-adjointe à la tranquillité publique, la propreté et la prévention des violences, qui vient de démissionner du conseil, justifie sa présence au procès, non pour remettre en question la parole des victimes mais pour éclairer la “complexité” de l’accusé. “J’ai moi même été victime de viol, affaire qui a abouti à un non-lieu, et Jalys m’a beaucoup soutenu. Mais je comprends que cela soit difficile à entendre. Je ne remets en tout cas aucunement en cause le verdict. A l’époque, du reste, je l’ai suspendu de ses droits d’adhérent”, explique l’ancienne élue.
Distinguer l’ami du violeur
Sur les réseaux sociaux, Romain Marchand défend lui son amitié avec le coupable. “A travers ma présence, mon intention n’était pas de lui apporter une caution, mais de l’accompagner dans une épreuve où il devait répondre de ses actes, pouvant mener à une condamnation lourde”, déroule le 1er adjoint. “Je sais que lorsque l’on est élu, tout ce que l’on fait à titre personnel ne l’est jamais tout à fait : on ne se découpe pas, et j’accepte cette idée. Dans ce cas, je reconnais n’avoir pas pensé que ma présence pourrait être vue comme une prise de position publique et donc un soutien de nature politique. Je mesure aujourd’hui que c’est le cas et je m’en excuse sincèrement auprès des victimes, ainsi que de toutes celles et ceux que cela a heurté”, ajoute-t-il.
“grave erreur d’appréciation”
De son côté, le maire de la ville, Philippe Bouyssou (PCF) reconnaît une “grave erreur d’appréciation” concernant notamment les conséquences psychologiques pour la victime d’avoir vu le coupable continuer à apparaître publiquement aux côtés des élus, et des élus apparaître au tribunal.
Trois démissions, un retrait de délégation
L’édile est en gestion de crise depuis la parution de la lettre ouverte, le 26 novembre. Jeudi 27, deux réunions d’urgence ont ainsi été organisées, dont une avec l’ensemble de la majorité, donnant à voir des positions différentes des uns et des autres concernant la suite à donner. Mais, jeudi, le maire avait conclu ces réunions par un engagement à ne pas sanctionner les élus. La décision a été prise vendredi matin. “Entre temps, j’ai pris la mesure de la situation et en ai conclu qu’on ne pourrait pas s’en sortir autrement”, indique le maire. C’est vendredi, donc, qu’il a demandé aux quatre élus présents de rendre leurs délégations. Trois d’entre eux ont démissionné, Sarah Misslin, Séverine Peter et Mehdi Mokrani. Romain Marchand, qui n’a pas démissionné, reste 1er adjoint, indique le maire, mais ses délégations lui ont été retirées. “Je lui retire ses délégations car cela relève de l’autorité du maire, mais il reste adjoint et je ne présenterai pas en conseil municipal de délibération pour lui retirer son statut d’adjoint”, précise l’édile à 94 Citoyens. Sur le site de la ville, l’élu apparait toutefois comme simple conseiller, en fin de liste de la majorité. (actualisation à 15h40, le cabinet du maire a indiqué qu’il s’agissait d’une erreur technique, réparée depuis, le 1er adjoint est donc de nouveau indiqué comme tel)
La question sera sans doute aussi au menu du comité de campagne prévu ce lundi avec le PCF, LFI, Les Ecologistes, Génération.S et l’Après, pour travailler à un accord en vue des municipales 2026.
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l intervenant a fait une erreur
il ne s agit pas de la ville de vitry sur seine mais de ivry sur seine il y a deux gares sur ivry
malgre tout la ville de vitry est interessante, il ne s agit pas de la meme circonscription ( vitry – alfortville )
l originalité des deux villes ( alfortville et vitry ) est d etre membre de deux intercommunalités différente
autre originalité etre séparée par la seine
mais des similitudes pour ces deux communes de la banlieue rouge :
l importance des logements sociaux sur le territoire des communes
l importance de la zone inondable sur chaque commune selon le plan local d urbanisme de chaque inter communalité
malgré tout les similitudes entre ivry et vitry sont beaucoup plus importantes avec surtout la meme ligne de RER
mais, le decoupage de circonscription entre vitry sur seine et alfortville apparait aprés réflexion comme quelque chose de bizarre.
de plus localement sur le terrain l absence de changement de nom de rue a choisy le roi ville frontalière d alfortville.
en effet , l avenue d alfortville a choisy le roi merite un changement de nom pour prendre en compte la spécificité de l histoire locale de choisy le roi
il faut prendre du recul mais nous sommes prisonnier de la fenetre de tir des municipales 2026
en effet, ce “fait divers” et “conjoncturel’ risque de passer a la trappe en raison des vacances scolaires et des fetes de rin d année – la retransmission des conseils municipaux risque d avoir du plomb dans l aile des dysfonctionnements
or la ville de vitry sur le plan STRUCTUREL doit etre analyser au minimum au regard de trois elements :
1) l incinerateur d ordures menageres sur la commune un dispositif indispensable pour l ensemble des communes INTERCOMMUNALITES departements intégrés dans le perimeritre de competence de l incinerateur – c est aussi un employeur
2) le PLUI le plan local d urbanisme INTERCOMMUNAL – la ville d ivry frontaliere a la ville de PARIS fait l’objet d un renouvellement urbain important avec une conséquence sur la population
3) les logements sociaux avec le changement de modele économique du logement social qui entraine pour les locataires des problemes de loyers d allocation personnalisée au logement et du role de CAF caisse d allocation familliale
certes le transfert de competence des communes vers l intercommunalite permet de repartir les couts entre les membres les communes de l intercommunalité
mais l intercommunalité d ivry comptrend des communes du departement voisin cela a des consequences…..
en conséquence la situation nationale risque d avoir des consequence sur les finances de la commune d ivry
cependant – malgre les difficultés du prolongement de la ligne de METRO 10
LA VILLE D IVRY a L AVANTAGE d etre une frontaliere de la vulle de PARIS et de disposer par ricochet de l extension des lignes de metro ainsi du du PROJET de la nouvelle ligne circulaire de la metropole du grand paris DANS UN CONTEXTE DE CRISE DES FINANCES PUBLIQUES NATIONALES ET LOCALES
Déjà il est anooncé une augmentation du cout des campagnes électorales
Nous entrons dans un nouveau cycle – processus electoral ( des elections tous les ans ) avec une augmentation des listes en presence a chaque elections
sans compter l imprévu des nouveaux facteurs de dysfonctionnements cumulatifs
prenons du recul les faits conjoncturels ne doivent pas etre minorés sous estimés mais ils doivent etre resitués dans la situation structurelle
il y une interaction – une interdependance
sans tenir compte du passé par exemple la personne concernée etait soutenu par l ancienne sénatrice de GENTILLY
COURAGE POUR LES CITOYENS ET CITOYENNES D IVRY SUR SEINE
Les communistes se croient tout puissants à Ivry, ils sont complètement déconnectés de la réalité, il est temps qu’ils perdent le pouvoir, vite l’alternance.
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