Le Musée-mémorial du terrorisme, annoncé par Emmanuel Macron en 2018, s’installera finalement dans une ancienne caserne parisienne d’ici “fin 2029, début 2030”, et non au Mont Valérien, à Suresnes. Cette option avait été écartée il y a quelques semaines.
Le lieu “rendra hommage à toutes les victimes du terrorisme décédées en France ainsi qu’à toutes les victimes françaises tuées à l’étranger depuis 1974”, a précisé Élisabeth Pelsez, directrice de la mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme.
“Ces grands projets ne peuvent pas voir le jour en quelques mois, l’idée doit maturer”, a expliqué Mme Pelsez à l’AFP, prenant pour exemple le mémorial de Ground Zero, “inauguré en 2014 à New York, soit treize ans après les attentats du World Trade Center”.
En novembre 2024, le gouvernement de Michel Barnier avait annoncé renoncer au projet de Musée-mémorial du terrorisme pour des raisons économiques, suscitant la colère de plusieurs associations de victimes. Le président Emmanuel Macron avait finalement réaffirmé en janvier dernier sa volonté de le mener à bien.
En septembre, le choix d’une implantation au Mont-Valérien, à Suresnes, a été écarté en raison de son coût, jugé trop élevé.
L’installation se fera donc dans une partie inoccupée de la caserne Lourcine, sur environ 3 000 mètres carrés, dans le 13e arrondissement de Paris, où le musée-mémorial partagera ses locaux avec l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Le coût des travaux est estimé à environ 50 millions d’euros, soit environ la moitié du budget initial.
Ce choix a été validé par Emmanuel Macron, qui l’a confirmé aux associations de victimes des attentats, partenaires du projet.
L’exposition permanente s’articulera autour de trois thématiques: “L’histoire du terrorisme, la voix des victimes et la réaction des sociétés“, selon un communiqué de la mission de préfiguration.
La réalisation du mémorial proprement dit, où seront inscrits les noms des morts dans des actes terroristes en France et des Français tués dans des attaques similaires à l’étranger, sera confiée à un artiste dont le cahier des charges a été rédigé avec les associations de victimes, précise encore Mme Pelsez.
Porté par sept ministères et plusieurs institutions partenaires, dont le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l’INA (Institut national de l’audiovisuel) et la Fondation d’aide aux victimes du terrorisme, le projet se veut un lieu de “mémoire, de réflexion et de transmission”, ajoute la mission.
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