Sport | Val-de-Marne | 15/01
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Baignade en Val-de-Marne : une quinzaine de sites naturels se préparent

Baignade en Val-de-Marne : une quinzaine de sites naturels se préparent © CD

La baignade dans la Seine et dans la Marne, permise depuis cet été 2025 grâce à l’énorme coup d’accélérateur sur l’assainissement opéré en amont des JO 2024, devrait se développer dans de nouveaux sites dans les années qui viennent. Le Val-de-Marne n’est pas en reste, comme l’a confirmé le comité de pilotage entre collectivités et Etat qui s’est tenu le 9 janvier dernier. Le point.

Dans la Seine à Paris et dans la Marne en Val-de-Marne, les baignades ont connu un vif succès cet été 2025. Dans le Val-de-Marne, les deux baignades organisées par l’intercommunalité Paris Est Marne et Bois à Maisons-Alfort et Joinville-le-Pont durant tout l’été, ainsi que les plages éphémères de Champigny-sur-Marne et Saint-Maur-des-Fossés, ont accueilli 52 000 nageurs. Quatre sites pour plonger dans la Marne qui ouvriront de nouveau en 2026, a confirmé le comité de pilotage baignade entre collectivités et Etat de la semaine dernière.

Une dizaine de nouvelles baignades dans le futur

Carte des sites potentiels, réalisée par le conseil départemental

Surtout, il est désormais possible de se projeter au-delà de ces quatre premiers sites, avec une dizaine d’autres spots en perspective.

Trois villes sont ainsi candidates pour inviter à plonger dans la Marne : Le Perreux-sur-Marne, Nogent-sur-Marne et Saint-Maurice, où des plages existaient de longue date, avant l’interdiction de se baigner dans la rivière en raison de sa pollution, en 1970. Bry-sur-Marne ne pourra en revanche accueillir de site en raison de sa configuration.

Dans la Seine, ce sont six plages qui ont été identifiées, à Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Orly, Villeneuve-le-Roi et Villeneuve-Saint-Georges. Dans cette dernière commune, ce sont même deux sites qui ont été repérés.

Au-delà de la Marne et de la Seine, une baignade pourrait aussi voir le jour à la base nautique du parc interdépartemental des sports Paris Choisy Val-de-Marne, à Choisy-le-Roi.

Quand plaisir de la baignade et enjeux environnementaux se rejoignent

Des ouvertures qui ne seront pas opérationnelles à l’été 2026, même si ça et là des baignades éphémères pourraient être testées. En attendant, la course à l’assainissement de la rivière et du fleuve continue, car, en dehors de la baignade, l’enjeu environnemental est de maintenir une Seine propre jusqu’à la mer.

Séparation des branchements qui mêlent eaux usées et eaux de pluie et envoient les eaux des WC dans la rivière, station de pompage… des chantiers qui se chiffrent en dizaines de millions d’euros. En 2025, le conseil départemental indique ainsi avoir investi 32 millions d’euros dans différentes opérations. Les intercommunalités contribuent aussi, ainsi que l’Etat qui a mis au pot 115 millions d’euros via l’Agence de l’eau Seine Normandie, pour l’Ile-de-France.

En dehors du Val-de-Marne, d’autres sites sont envisagés en amont de Paris, en Seine-et-Marne, où il y a déjà des plages autorisées depuis toujours, en Essonne et en Seine-Saint-Denis. “A l’aval de Paris, beaucoup reste à faire, dans l’objectif de permettre l’ouverture de sites de baignade à horizon 2028. L’enjeu principal, avec l’amélioration des réseaux d’assainissement, sera le traitement des plus de 680 bateaux amarrés aux berges de la Seine dont les rejets doivent être traités”, indique la préfecture de Paris.

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