Une enquête a été ouverte par le parquet de Nanterre pour agression sexuelle et viol sur mineur, a indiqué mardi le ministère public à l’AFP, sollicité au sujet d’accusations de viol d’une enfant de 10 ans dans un foyer à Clamar de l’Aide sociale à l’enfance de Paris.
Le père de la victime, quant à lui, a porté plainte le 19 décembre après avoir appris la veille par le foyer que son enfant avait été violée le 10 décembre par sa camarade de chambre, a appris l’AFP, confirmant des informations initialement rapportées par le Parisien.
“Dans une situation d’une telle urgence, la famille a été terriblement heurtée par les silences très longs, que ce soit de l’ASE ou de la justice”, commente son avocate, Me May Sarah Vogelhut.
Elle rappelle que le père a porté plainte dès que possible mais n’a reçu une réponse du juge d’instruction qu’en janvier, et qu’aucun des deux parents n’a à sa connaissance pu voir l’enfant à ce jour.
La petite fille et son frère de six ans avaient été placés en mai 2025, mais Me Vogelhut assure que les violences étaient reprochées à la mère des enfants et que son client n’était pas en mesure de recevoir ses enfants.
“Les faits révélés sont d’une extrême gravité (…) Dès le signalement, les services judiciaires et administratifs compétents ont été saisis et des mesures de protection sans délai ont été mises en œuvre”, a réagi sur X la ministre de la Santé Stéphanie Rist.
Questionnée par l’AFP, la Ville de Paris a confirmé des faits de violences sexuelles entre enfants au sein du village d’enfants Rosalia de la Fondation Grancher, qui accueille des enfants placés à l’Aide sociale à l’enfance de Paris.
“Ces faits, qui impliqueraient deux enfants âgés d’une dizaine d’années, ont été portés à la connaissance de l’Aide sociale à l’enfance dès le lendemain et ont fait l’objet, dès le 12 décembre, de transmissions complètes et circonstanciées au parquet et aux juges des enfants”, a précisé la Ville.
L’enfant victime a été “immédiatement accompagné et orienté vers une unité médico-judiciaire”, dans le cadre d’une réquisition ordonnée par le parquet, afin de bénéficier de soins adaptés, poursuit-on de même source.
“Son lieu d’accueil poursuit son accompagnement pour l’aider au mieux. Ses parents ont par ailleurs été chacun reçus et accompagnés par l’Aide sociale à l’enfance dès la semaine suivante, dans un contexte de grande violence intrafamiliale où leurs droits sont réservés par le juge”, a-t-elle encore ajouté, indiquant que l’enfant présumé auteur avait été accueilli dans un autre lieu.

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