Les Aéroports de Paris (ADP) devront se contenter d’une reconduction des tarifs des redevances payées par les compagnies en 2025, sauf concernant les personnes à mobilité réduite, après un nouveau refus de l’Autorité de régulation des transports, en désaccord sur le mode de calcul de l’opérateur aéroportuaire.
Le régulateur “s’oppose aux tarifs des redevances aéroportuaires proposés par la société ADP pour les aérodromes de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget, pour la période tarifaire du 1er avril 2026 au 31 mars 2027”, selon sa décision adoptée mardi et publiée jeudi.
Exception concernant les personnes à mobilité réduite
“Les redevances aéroportuaires en vigueur depuis le 1er avril 2025 continueront de s’appliquer pour la période tarifaire” pré-citée, “à l’exception de la redevance “personnes à mobilité réduite”, dont la hausse de 15% a été approuvée par l’ART” dans sa première décision du 16 décembre, a indiqué ADP dans un communiqué, en prenant “acte” de ce nouveau refus.
Investissements
Dans sa première demande, le groupe réclamait une augmentation des redevances aéroportuaires, dont les compagnies acquittent pour le fonctionnement des services, faisant valoir des investissements croissants et de grands travaux pour répondre aux besoins liés à la hausse du trafic aérien. En décembre, ADP avait notamment annoncé un plan d’investissements de 8,4 milliards d’euros de 2027 à 2034.
Dans sa première décision, l’ART avait refusé d’approuver la hausse de 1,5% des redevances aéroportuaires que demandait ADP – à l’exception d’une revalorisation de 15% de la redevance pour l’assistance aux personnes handicapées et à mobilité réduite.
L’Autorité en désaccord sur le mode de calcul
L’Autorité avait motivé ce refus par des réserves sur leur mode de calcul, en expliquant notamment avoir “identifié un déséquilibre significatif dans l’allocation des charges et des actifs entre périmètres, de nature à majorer les coûts imputés aux services publics aéroportuaires”.
A cela s’ajoutaient aussi, entre autres, des “écarts récurrents entre prévisions et réalisations sur les trois derniers exercices, susceptibles d’affecter tant les produits que le calcul des coûts pris en compte dans la construction tarifaire”.
Comme le permet la procédure, la société ADP avait alors soumis une nouvelle proposition tarifaire à l’Autorité.
Mais dans sa nouvelle décision, l’Autorité fait le constat que “malgré les efforts réalisés par l’exploitant dans sa seconde proposition, l’absence de prise en compte des points structurants soulevés dans la première décision (…) ne peut que conduire l’Autorité à s’opposer (…) à l’homologation des tarifs des redevances aéroportuaires applicables” sur les trois plateformes aéroportuaires à compter du 1er avril.
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