Un timbre commémoratif, des expos, une journée culinaire… Divers événements jalonneront l’année pour le centenaire de la Grande mosquée de Paris qui, souligne son recteur Chems-eddine Hafiz, “appartient au patrimoine commun de la nation”.
L’inauguration de l’édifice, le 15 juillet 1926, “exprimait une reconnaissance: celle de la nation pour les centaines de milliers de soldats musulmans venus défendre la France” pendant la Première guerre mondiale (de 70 000 à 100 000 y ont perdu la vie), a souligné M. Hafiz mardi lors d’une cérémonie des vœux.
La Grande mosquée, dont la première pierre fut posée en 1922 grâce notamment à une subvention de l’État français, est située dans le 5e arrondissement de Paris. Avec ses jardins et patios à l’andalouse, son minaret de 33 mètres et son style hispano-mauresque, l’édifice religieux, flanqué dès l’origine d’un restaurant et d’un hammam, est devenu un bâtiment emblématique de la capitale, classé à l’inventaire des “monuments historiques” depuis 1983.
Pour le centenaire de l’inauguration “nous n’imaginons pas une simple commémoration”, a expliqué le recteur.
Dans le programme qui culminera le 15 juillet, divers rendez-vous sont prévus: plusieurs expositions dont une sur le cheval arabe, un concours de calligraphie, une journée de dégustation culinaire… Ainsi que des dispositifs visuels et sonores pour “redécouvrir le lieu autrement”.
Un timbre officiel, conçu par la Poste, et une médaille du Centenaire, réalisée par la Monnaie de Paris, sont également attendus. L’institution prévoit aussi la création d’un “Festival du court-métrage de la Grande Mosquée de Paris”.
Un calendrier d’événements religieux est également fixé, avec en février la publication d’un vaste travail sur “l’adaptation du discours religieux musulman dans les sociétés occidentales”.
Assurant que “les musulmans font partie de l’Histoire de France” et “de son avenir”, M. Hafiz a expliqué que “la Grande Mosquée de Paris continuera d’inscrire les citoyens musulmans dans le récit national”.
L’institution “renforcera son Observatoire des discriminations” cette année, a également ajouté le recteur en déplorant de nouveau le développement d’une “musulmanophobie”.
Régulièrement visitée par les responsables politiques, la Grande mosquée, qui bénéficie depuis le début des années 1980 d’un financement annuel de l’État algérien d’environ 2 millions d’euros, s’est retrouvée prise dans la brouille diplomatique entre Paris et Alger l’an dernier.

N'envoyez que des photos que vous avez prises vous-même, ou libres de tout droit. Les photos sont publiées sous votre responsabilité.