Justice | | 15/01
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Le Plessis-Trévise : 8 mois de prison ferme pour maltraitance grave envers un chien

Le Plessis-Trévise : 8 mois de prison ferme pour maltraitance grave envers un chien © ASL

Attaché jour et nuit à un piquet rouillé et entouré d’excréments, Mani, un chien de type staff, avait été découvert dans un état d’abattement extrême et recueilli par l’association Stéphane Lamart. Le maitre a été condamné à de la prison ferme pour actes de cruauté.

Le tribunal correctionnel de Créteil a condamné ce 6 janvier un homme à huit mois de prison ferme, sans aménagement de peine, pour des faits de maltraitance sur un chien. L’affaire avait débuté par un signalement reçu par le service juridique de l’association Stéphane Lamart, en 2024. Sur place, une enquêtrice de l’association avait trouvé Mani, un chien de type Staff, attaché en continu à un piquet rouillé, dans un jardinet insalubre, sans soin ni interaction.

“Les examens vétérinaires réalisés ont mis en évidence des mutilations prohibées par la loi, notamment les oreilles sectionnées, ainsi que des escarres, des plaies profondes au niveau de l’arrière-train, une maigreur extrême laissant apparaître les côtes et la colonne vertébrale, ainsi que des traces de collier excessivement serré. Le pelage, souillé d’urine et d’excréments, attestait d’une absence totale d’hygiène et de soins”, détaille l’association Stéphane Lamart qui a porté plainte en avril 2024. “Un témoin a par ailleurs indiqué que le propriétaire lui aurait brisé un manche à balai sur le dos.”

Saisi par le procureur, le chien a été retiré et confié à un refuge de l’association en Normandie, puis transféré vers une structure d’accueil en vue de son adoption. L’auteur des faits était absent à l’audience. Le procureur avait requis douze mois de prison ferme, la confiscation du chien et l’interdiction définitive de détention d’un animal. Le tribunal a retenu la culpabilité du prévenu, a prononcé huit mois ferme, la confiscation de l’animal, permettant ainsi une nouvelle adoption, et l’interdiction définitive d’en reprendre un, toutes mesures exécutoires immédiatement. L’ancien maitre devra aussi verser 500 euros pour le préjudice moral, 2 387,24 euros pour les frais de garde et soins, et 1 000 euros pour les frais d’avocat, détaille l’association, “satisfaite de la décision.”

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