Le prolongement de la ligne 1 du métro, qui relie actuellement La Défense (Hauts-de-Seine) au château de Vincennes (Val-de-Marne) jusqu’à Val-de-Fontenay reste bien d’actualité et va reprendre un cycle complet de concertations publiques après de nouvelles études.
Début 2022, l’enquête publique sur le prolongement de la ligne 1 du métro avait suscité un vif intérêt de la population, divisée entre les pour et les contre. Le projet, qui doit compléter le hub de transports est-parisien de Val-de-Fontenay en connectant directement le métro aux RER E et A, à la future ligne 15 Est et au tramway T1, et désenclaver plusieurs quartiers de Montreuil et Fontenay, était plébiscité par de nombreux habitants des villes voisines, mais décrié par d’autres, inquiets des arbres qui seraient coupés en bordure du bois de Vincennes. Finalement, la Commission d’enquête avait rendu un avis défavorable, non pas pour des raisons environnementales, mais sur la base du calcul de rentabilité socio-économique, s’appuyant sur des études dont les soutiens au projet estiment qu’elles étaient obsolètes.
Pour comprendre les enjeux qui avaient animé le projet débattu en 2022, lire : Enquête publique sur le prolongement du métro 1 à Fontenay-sous-Bois: le point en 12 questions
Le projet, dans les cartons depuis déjà des dizaines d’années, a néanmoins pu être repêché, avec des premières acquisitions foncières et un financement de nouvelles études dans le cadre du Contrat de plan Etat-Région (CPER) signé fin 2023.
En juin 2025, Ile-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports dans la région, a approuvé la reprise des études, “sur la base des enseignements de la première enquête publique”. Concrètement, les nouvelles études doivent envisager “les possibilités d’amélioration et d’optimisation des principes d’insertion pour la connexion au terminus Château de Vincennes de la ligne existante, dans le secteur du Bois de Vincennes, zone à très forts enjeux, la réalisation de l’arrière-gare et du centre de dépannage des trains, au-delà du terminus de Val-de-Fontenay”, et les “principes d’émergences des trois stations”, à savoir “les conditions de réalisation du projet (emprises chantier, méthodes constructives, durée des travaux, réduction des nuisances), les impacts environnementaux, les impacts urbains, notamment les surfaces foncières concernées et les impacts sur la circulation routière, les contraintes d’exploitation, y compris sur la ligne existante, les coûts de réalisation et les prévisions de fréquentation de la ligne et l’évaluation socio-économique du projet.”
Ce 12 janvier 2026, la semaine dernière, la Commission nationale du débat public, sollicitée par Ile-de-Frfance Mobilités, a décidé de reprogrammer une concertation préalable à l’enquête publique, compte tenu “de l’incidence territoriale” du projet, ses “enjeux socio-économiques” et “ses impacts sur l’environnement du territoire.” Cette concertation préalable se tiendra en amont d’une nouvelle enquête publique autour d’un projet précis.
Une première concertation publique s’était déjà tenue il y a 11 ans, largement en amont de l’enquête publique de 2022. Les projets de transports en commun s’inscrivent sur le temps long… Mi-décembre, le premier téléphérique d’Ile-de-France inauguré entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges, avait été imaginé 20 ans auparavant, et le futur métro périphérique du Grand Paris Express (ligne 15) qui ouvrira en 2027 a aussi fait l’objet de premiers débats publics en 2010, avec à l’époque deux projets concurrents dont il avait fallu faire la synthèse.

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