Nanterre sera l’une des deux villes où l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) assure présenter une liste aux municipales de 2026. A sa tête, le fondateur du parti, Nagib Azergui.
“Nous serons là pour défendre vos libertés, protéger vos droits, porter une voix politique libre, digne et déterminée”, promet le parti vendredi sur X dans un message lançant sa campagne d’adhésion annuelle.
L’idée est de “concentrer les moyens” afin d'”arriver au deuxième tour” (ce qui nécessite de recueillir 10% des suffrages), ajoute Nagib Azergui, également vice-président du parti.
À Nanterre où l’UDMF avait recueilli 2% des suffrages aux municipales de 2020, “la configuration est idéale” car “la gauche a du mal à se mettre en ordre de bataille”, explique le responsable, qui revendique présenter “la seule liste citoyenne” avec “des gens issus de tous les quartiers”.
L’UDMF sera aussi présent à Vénissieux, bastion communiste de la banlieue lyonnaise, où son président, Farid Omeir, conduira la liste.
Créée en 2012, l’UDMF revendique un peu moins de 800 adhérents et espère atteindre 1 300 cette année. Présent aux dernières européennes au sein d’une coalition “Free Palestine party”, le parti avait recueilli moins de 15 000 voix.
L’UDMF se définit sur son site internet comme “le mouvement de gauche alliant éthique et politique pour réaffirmer notre devis républicaine de Liberté, d’Egalité et de Fraternité”. “Nous centrons nos problématiques autour des quartiers populaires”, développe Nagib Azergui.
Accession à la propriété, emplois nanterriens, vidéosurveillance
À Nanterre, le parti propose notamment que les locataires installés depuis plus de 15 ans “puissent devenir propriétaires de leur logement”, que “10% des emplois créés à Nanterre soient réservés aux Nanterriens” et projette d'”investir dans la vidéo surveillance”.
Jumelage avec une ville palestinienne
Symboliquement, le parti propose aussi de “jumeler Nanterre avec une ville palestinienne”, ajoute M. Azergui.
S’il rejette le terme de “communautarisme”, le fondateur assume que l’UDMF veuille “défendre les musulmans”, une “population orpheline” politiquement même si “tous les partis de gauche ont été là pour nous courtiser”.
“Je ne crois pas que sur l’islamophobie des personnes extérieures à l’islam peuvent nous représenter réellement”, estime-t-il, “fatigué” que les musulmans “soient considérés comme des citoyens à part”.
Au-delà de Nanterre et Vénissieux, “il n’est selon lui pas exclu que dans un mois on annonce d’autres listes constituées”, notamment dans les Hauts-de-France et en région Paca.
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