Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche à la mairie de Paris, promet d’engager s’il est élu un plan d’hébergement d’urgence prévoyant la création de 4 000 places supplémentaires pour les sans-abri, afin que “zéro enfant ne dorme à la rue” à l’hiver 2026.
Entre 2022 et 2025, le nombre de personnes à la rue recensées par la Nuit de la solidarité est passé de 2 600 à plus de 3 500 dans la capitale, où les campements se sont multipliés malgré la hausse des hébergements d’urgence.
Si Emmanuel Grégoire devient maire en mars, sa “première mesure” sera d’engager un “grand plan d’hébergement d’urgence avec une obligation de résultat: zéro enfant à la rue à l’hiver 2026”, a exposé mercredi à la presse le candidat de l’union de la gauche hors LFI.
Il promet la création de 4 000 places d’hébergement supplémentaires “pour répondre à l’incapacité de l’Etat” à prendre en charge les sans-abri, l’hébergement d’urgence relevant de la compétence des préfets quand il s’agit de personnes majeures.
Pendant la récente période de grand froid, entre fin décembre et début janvier, la ville de Paris a hébergé “jusqu’à 2 000 personnes au-delà de ses compétences”, essentiellement dans des gymnases “pas adaptés”, a précisé le député socialiste.
La ville coordonnera l’ouverture de 40 nouveaux centres temporaires et permanents, en mobilisant, en appui de l’Etat, le foncier privé disponible. Notamment les bureaux vacants, dont la superficie est estimée à 6 millions de mètres carrés.
Sur les 4 000 places, 1 000 seront réservées aux enfants et à leurs familles via un dispositif “un toit pour chaque enfant” qui prévoit aussi un centre de primo-accueil et d’orientation ouvert 24 heures/24, à l’instar du centre humanitaire “La bulle” ouvert en 2016 porte de La Chapelle dans le 18e arrondissement (nord).
Emmanuel Grégoire souhaite également que les jeunes sans-abri puissent bénéficier d’une “présomption de minorité” afin d’être rapidement pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et éviter qu’ils dorment à la rue le temps des recours.
Le candidat, ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo, mettra en place une “planification pluriannuelle” pour une répartition “équilibrée” de l’hébergement entre arrondissements, a-t-il détaillé, regrettant la disparité actuelle entre l’Ouest et l’Est parisiens.
“C’est un programme ambitieux qui reprend beaucoup de nos propositions”, s’est félicité auprès de l’AFP Paul Alauzy, coordinateur à Médecins du monde et porte-parole du collectif Le Revers.
“Mais nous restons sur nos gardes car cela fait des années qu’on plaide certains sujets auprès de la mairie et que trop souvent rien ne bouge sans imposer de rapport de force via des occupations”, ajoute-t-il, citant entre autres l’occupation de la Gaîté Lyrique entre décembre 2024 et mars 2025 ou du parvis de l’Hôtel de ville cet été.
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