Manifestation | Paris | 31/01
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Paris : le syndicat de police Alliance a donné de la voix pour réclamer plus de moyens

Paris : le syndicat de police Alliance a donné de la voix pour réclamer plus de moyens © X Alliance Police Nationale

“La France aime sa police”: des milliers de personnes – policiers, citoyens, politiques de droite et d’extrême droite – ont manifesté samedi dans une vingtaine de villes, dont Paris, pour soutenir la police nationale et dénoncer un manque de moyens à l’appel d’Alliance, premier syndicat de la profession. 

“Les policiers en ont ras-le-bol”, lance Ziane Marouane, secrétaire régional pour la Nouvelle-Aquitaine d’Alliance Police nationale. “Certains commissariats tombent en ruine. (..) On a 30 ans de retard par rapport aux autres polices européennes”, et des équipements, notamment des voitures, mal en point, déplore-t-il.

Présente à la manifestation parisienne entre Bastille et Nation, Gaëlle James, secrétaire générale du syndicat d’officiers de police Synergie officiers, dénonce un “manque de moyens patent, un manque d’effectifs et un manque de moyens matériels, une délinquance de plus en plus violente mais des réponses pénales souvent inadaptées”.

“Sans police c’est le chaos”, “all cops are heroes” (tous les flics sont des héros, NDLR) ou encore “l’impunité fabrique des criminels”, pouvait-on lire sur des pancartes de la manifestation parisienne, animée par des bruits de sifflets, des fumigènes. La Marseillaise a été entonnée dans plusieurs cortèges.

Le syndicat Alliance police nationale a revendiqué “45 000” manifestants partout en France. Les autorités ne communiqueront pas de chiffrage national pour leur part. A Paris, “15 000 à 20 000” personnes ont participé à la mobilisation, affirme Alliance.

Des personnalités politiques de droite et surtout d’extrême droite étaient présentes dans les cortèges. A Paris, les candidats à la mairie Sarah Knafo et Thierry Mariani ainsi que l’eurodéputée Marion Maréchal ont marché derrière la banderole de tête.

Dans son appel à manifester, le secrétaire général d’Alliance Police nationale, Fabien Vanhemelryck, avait souhaité “une prise de conscience” citoyenne “d’une situation qui devient très grave: la police nationale ne peut plus faire son métier dans des conditions normales”.

“C’est important de dire que la population, le peuple soutient sa police et comprend que la situation est difficile, il y a beaucoup d’insécurité et surtout la justice ne fait pas son boulot”, témoigne Jean, 57 ans, informaticien venu de Fontenay-sous-Bois pour “soutenir le combat de la police contre l’insécurité et contre l’impunité”.

Alliance avait invité le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez à participer à cette mobilisation, mais le locataire de la place Beauvau avait indiqué qu’il n’y serait pas, invoquant un devoir de neutralité. Selon le ministre, depuis 2017, 12 500 emplois ont été créés dans les forces de sécurité intérieure, les crédits immobiliers multipliés par deux et 19.000 véhicules achetés.

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