Justice | | 12/02
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Viol collectif de Milly dans une cité de Champigny-sur-Marne : 10 ans de prison pour les plus jeunes

Viol collectif de Milly dans une cité de Champigny-sur-Marne : 10 ans de prison pour les plus jeunes © CD

Deux des violeurs de Milly, piégée dans une cité de Champigny-sur-Marne en 2020, ceux qui avaient alors 15 ans, ont été jugés et condamnés à 10 ans de prison par le Tribunal des enfants de Créteil cette semaine. Deux autres, qui avaient 16 ans, comparaîtront devant la Cour d’assise des mineurs.

Deux jeunes, mineurs au moment des faits, ont été condamnés mercredi par le tribunal pour enfants de Créteil à 10 ans de prison pour le viol en réunion de Milly, adolescente de 18 ans en 2020, a appris l’AFP auprès d’avocats des deux parties.

Après une audience à huis clos, les deux principaux accusés ont été condamnés au “maximum légal”, note le conseil de l’un d’eux, Me Clément Abitbol, laissant entendre qu’ils feraient appel du jugement. “Des déclarations de culpabilité attendues et inévitables au regard du niveau de preuves accablant réuni dans ce dossier”, ont au contraire salué les avocats des parties civiles, Mes Irina Kratz et Antoine Ory.

L’adolescente, qui vivait alors près de Niort mais passait quelques jours en région parisienne, avait été abandonnée par des “amis” dans un local des parties communes de la cité des Mordacs, à Champigny-sur-Marne. Un véritable traquenard pour l’adolescente qui a décrit pendant l’enquête y avoir vécu “les pires heures de sa vie”.

Seule face à huit hommes violents

Huit hommes – presque tous cagoulés – entrent, la rudoient, la frappent. Plusieurs la violent, les autres rient, regardent sans réagir, l’insultent. Elle reçoit un coup sur la nuque et perd connaissance. Après ces sévices, on la menace, pistolet sur la tempe, pour qu’elle se taise.

Une fois rentrée chez elle, Milly se confie à sa mère. Mais elle ne porte pas immédiatement plainte: les faits sont trop douloureux pour cette très jeune femme. Selon des données gouvernementales, seules 7% des femmes déclarent avoir porté plainte après une agression sexuelle, une tentative de viol ou un viol.

Quand Milly dépose finalement plainte le 23 avril 2021, les enquêteurs peuvent se baser sur l’ADN trouvé sur le legging et la culotte que la jeune femme portait le soir des faits et que sa mère a pris soin de conserver dans un sac plastique.

Quatre des violeurs identifiés par leur ADN

La police judiciaire du Val-de-Marne a identifié ainsi quatre mineurs, bien que certains ADN retrouvés sur les vêtements soient restés inexploitables.

Deux d’entre eux, 15 ans à l’époque des faits, ont été condamnés à 10 ans de réclusion criminelle mercredi après avoir été identifiés ainsi. Le tribunal a également condamné un autre jeune à six ans de prison pour complicité. Les deux autres jeunes soupçonnés de viol, adolescents de 16 ans à l’époque, comparaîtront devant la cour d’assises des mineurs à une date ultérieure au côté d’un autre accusé, majeur, jugé pour menaces de mort.

Contactés avant l’audience, les avocats des jeunes qui n’ont pas encore été jugés n’ont pas souhaité réagir.

Syndrome post-traumatique

Depuis les faits, Milly, comme elle l’a raconté au Monde qui a révélé l’affaire fin 2024, a tenté de mettre fin à ses jours et souffre de sévères répercussions, notamment un syndrome de stress post-traumatique.

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