Contenu participatif | Créteil | 21/12/2018
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Participez à la conférence Fake news à Créteil

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  • Participez à la conférence Fake news à Créteil
  • Vendredi 8 février 2019, de 9h à 10h30
  • MIEE - Maison de l'Innovation et de l'Entrepreneuriat Etudiant, Rue Poète et Sellier, Créteil, France
    Créteil
  • Gratuit 0 EUR
Participez à la conférence Fake news à Créteil © AMATHIEU
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Au cours des dernières années, la question des "fake news" s'est imposée avec force dans le débat public. Vendredi 8 février 2019, de 9h à 10h30, dans le cadre des Rendez-vous de la MIEE, l'UPEC organise une table ronde pour proposer des éléments de réponse aux nombreuses questions que pose ce phénomène.

Comment caractériser les « fake news » par rapport à d’autres pratiques de désinformation plus ancienne comme la propagande politique ? Qu’est-ce qui rend aujourd’hui possible la visibilité et la circulation de ces fausses informations dans les champs journalistique et politique ? La focalisation sur les « fake news » ne revient-elle pas à esquiver l’essentiel du problème de la « malinformation » du public et à dédouaner les médias dominants de toute responsabilité » ?
Trois invités, spécialisés dans l’analyse critique de l’information et des médias, vous proposeront des éléments de réponse.

INTERVENANTS

• Romain Badouard, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris II Panthéon-Assas, Laboratoire CARISM, Institut Français de Presse, auteur de « Le désenchantement de l’Internet. Désinformation, rumeur et propagande » (FYP Editions, 2017, 179 p.).

Comment caractériser le phénomène des « fake news » par rapport aux autres phénomènes de désinformation plus anciens, notamment les pratiques de propagande politique ? Comment saisir l’industrialisation des rumeurs politiques au regard des modèles économiques des réseaux sociaux ? Les nouvelles formes de régulation du marché de l’information par l’État (lois « anti-fake news ») ne risquent-elles pas d’octroyer des pouvoirs de censure démesurés aux grandes plateformes privées du Web ? Comment réagissent les journalistes et la société civile à travers divers dispositifs de « fact-checking » ou d’ »éducation aux médias » ? Quel est le rôle du marché publicitaire en ligne dans ce phénomène ?

• Samuel Bouron, Maître de conférences en sociologie à l’Université Paris-Dauphine, membre de l’IRISSO (Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales), spécialisé dans l’étude de la formation des journalistes et dans l’analyse des stratégies de communication de l’extrême-droite « identitaire », auteur de « Les beaux quartiers de l’extrême droite » (Agone, 54, 2014).

Qu’est-ce qui qui rend possible la visibilité et la circulation des « fake news » dans les champs médiatique et politique ? Dans quelle mesure les transformations du champ journalistique rendent-elles plus visibles qu’auparavant les discours d’extrême droite et plus généralement les discours qui semblent transgressifs ? Comment les militants de l’extrême-droite parviennent-ils à se constituer en « bons clients » pour certains journalistes en construisant des polémiques qui peuvent potentiellement circuler dans le champ politique ? En quoi la profession de journaliste accompagne-t-elle ce mouvement en donnant une importance croissante à la « forme » des informations au détriment de leur « contenu » ?

• Blaise Magnin, rédacteur à l’Association Acrimed (Action-Critique-Médias), auteur d’une centaine d’article de critique des médias depuis 2012.

La focalisation médiatique et politique sur les fake news ne revient-elle pas à esquiver l’essentiel du problème de la « malinformation » du public et à dédouaner les médias dominants de toute responsabilité ? Si de fausses nouvelles peuvent circuler et éventuellement influencer le public, n’est-ce pas parce que les vraies nouvelles (ainsi que les interprétations et les commentaires qui les accompagnent), produites par les médias et les journalistes dominants, apparaissent largement discréditées – voire comme d’authentiques « fake news » ? Quels phénomènes peuvent contribuer à expliquer ce discrédit : l’emprise des différentes formes de propagande démocratique, les menaces pesant sur l’indépendance des médias et le pluralisme de l’information, ou encore l’homogénéité sociale du journalisme dominant ?

> Conférence animée par Benjamin Ferron, Maître de conférences au Département de Communication politique et publique de l’UPEC, responsable du Réseau thématique 37 « Sociologie des médias » de l’Association Française de Sociologie.

PROGRAMME
• 8h30 – 9h : accueil, petit-déjeuner
• 9h – 10h30 : Table ronde, suivie d’échanges avec le public

MODALITES D’INSCRIPTION
• Entrée libre, sur inscription via le site de l’UPEC : www.u-pec.fr

L’organisateur est : Université Paris-Est Créteil – Service Formation Continue & Partenariats

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