Initiative | Champigny-sur-Marne | 25/04
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Champigny-sur-Marne: l’action des bailleurs sociaux du Bois l’Abbé évaluée en marchant

Champigny-sur-Marne: l’action des bailleurs sociaux du Bois l’Abbé évaluée en marchant © Fb
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Habitants, responsables associatifs, travailleurs sociaux, médiateurs de rue, personnel et élus municipaux et représentants des services de l’État ont battu le pavé qu quartier Bois l'Abbé de Champigny-sur-Marne sous la pluie ce mercredi, pour évaluer les actions déjà mises en place par les bailleurs sociaux pour améliorer le bien-vivre du quartier et ce qu'il reste à faire. 

Un «diagnostic en marchant» organisé par la ville et la Drihl (Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement). Depuis les années 2000 en effet, les bailleurs sociaux bénéficient d’un abattement de 30% sur leur taxe foncière en contrepartie d’actions pour apporter du mieux vivre dans les quartiers politique de la ville. En 2018, Paris Habitat et Immobilière 3F ont par exemple financé la mise en place de médiateurs de quartier (les gilets verts) avec l’association Optima, ainsi que des d’animations pour dynamiser le lien social ou des réparations suite à des actes de dégradation. «Au tout début, il n’y avait pas de contrôle sur les actions entreprises par les bailleurs mais désormais, la ville et la Drihl rencontrent les bailleurs pour valider la façon dont ils utilisent l’abattement. Cette année, nous avons souhaité nous appuyer sur des constats de terrain avec la participation des habitants, d’où l’idée de ces « diagnostics en marchant » qui sont organisés dans tous les quartier politique de la ville campinois», explique Cécile Guingand, coordinatrice sociale à la mairie de la ville.

La balade débute par une halte au square d’Orléans où les habitants automobilistes rivalisent d’ingéniosité pour garer leur voiture partout où ils le peuvent. «Je comprends que les gens essayent de trouver une place à proximité de leur domicile par tous les moyens. Avec la résidentialisation, les places de parking disponibles sont plus éloignées de chez nous, c’est difficile de porter ses courses par exemple», témoigne une habitante. Un problème de stationnement sauvage récurrent dans le quartier. Mais du coup, beaucoup d’accès réservés aux pompiers sont bloqués par des voitures.

 

 

De l’autre côté du square, le groupe traverse une ancienne aire de jeu aujourd’hui déserte. «A l’époque je venais avec mon fils ici. Il y avait des tables de ping-pong, des jeux pour les enfants. Aujourd’hui, il n’y a plus rien. C’est dommage», se plaint une riveraine venue représenter son Amicale de locataire. «Il y avait sûrement des conflits d’usages. Ce sont des espaces qui deviennent très bruyants pour le voisinage. Près de 42% de la population du Bois l’Abbé a moins de 24 ans. Il est donc nécessaire de créer des espaces qui leurs sont dédiés, mais l’une des conséquences des programmes de renouvellement urbain est qu’ils ont tendance à densifier les quartiers et à restreindre les parcs et jardins», explique Sandra Joly (photo de une), chargée d’animation de la vie associative pour la commune qui explique également, carte à l’appui, comment la multiplicité des propriétaires fonciers du quartier complique la gestion de certains espaces publics.

Avenue Boileau, près des quatre tours, les dépôts sauvages d’encombrants et les bacs de poubelles pleins s’imposent au regard des marcheurs. «C’est comme ça toute la semaine. Il y a certains gardiens qui ne font pas leur travail correctement. Et dès que c’est plein, les gens commencent à déposer leurs sacs par terre et ça s’entasse», déplore un responsable associatif. «Nous avons pourtant fait un travail important auprès des prestataires et des bailleurs pour que les bacs soient sortis juste avant les collectes et rentrés ensuite», pointe une employée de la ville. Allée Carpeaux, les bornes en apport volontaire enterrées semblent résoudre une partie du problème en éliminant la pollution visuelle représentée par ces kyrielles de containers alignés anarchiquement et débordant d’ordures.

Le petit groupe se présente ensuite sur le mail Rodin. Par terre, le long de certains immeubles, sont éparpillés des déchets probablement lancés depuis les fenêtres. «C’est dégoûtant. Je ne comprends pas que l’on puisse faire ça. C’est à croire que ces gens ne se baladent jamais ici pour qu’ils salissent autant !» regrette une participante. «A certains endroits, nous sommes parvenus à enrayer cette problématique des jets d’ordures par les fenêtres en faisant des aménagements paysagers le long des immeubles», explique Sandra Joly. Autre problème rencontré sur le mail, les tas de charbons calcinés des chichas fumées par les jeunes du quartier à toute heure de la journée.

Un exemple d’aménagement paysager le long d’un immeuble ayant permis de limiter le phénomène des jets d’ordures par les fenêtres.

A l’issue de ce diagnostic en marchant, ce-sont ainsi beaucoup d’irritants qui sont constatés, et vont être remontés aux bailleurs sociaux afin de développer de nouvelles actions prioritaires.

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